LES
KATAS DU SHOTOKAN Identifications
et Caratéristiques par grades du 1er au 6 ième dan.

(
KATA : Moule,Matrice,Forme,Chorégraphie )
|
L'héritage des Maîtres. Les katas sont au cœur même de l'histoire du karaté. Ils sont l'héritage que nous lèguent les grands maîtres. Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises. La plupart des noms japonais sont originaires d’Okinawa, et leur signification nous échappe parfois. Nous pouvons seulement lire les caractères kanji avec lesquels ils sont composés, et deviner ce à quoi pensait celui qui les a créé.
Dans certains cas l’origine du nom est évidente. Pour d’autres on ne peut que supposer. En fait, dans la plupart des cas les caractères kanji avec lesquels sont écrits les noms des katas,ne sont pas connus avec certitude, et différents instructeurs asiatiques pourraient écrire les noms des katas avec des caractères différents.
Pour différentes raisons, les créateurs de katas n’ont pas écrit beaucoup de choses sur leur passion pour les arts martiaux et sur les concepts qu’ils voulaient faire passer en les créant.
Un certain nombre de katas se sont perdus au cours de l'histoire. Lorsqu'un maître ne trouvait pas de successeur convenable; il préférait parfois voir son kata disparaître avec lui-même. Il restait alors seulement le nom du kata dont le contenu demeurait inconnu.
Parfois aussi la transmission ne se terminait pas complètement, lorsque le maître mourrait, ou le disciple abandonnait tout simplement sa pratique.Aucun écrit n'a pu être retrouvé, car la transmission de la connaissance du savoir de "Maître à élèves" se faisait de manière orale, de plus à l'époque peu d'entre
- eux savaient lire ou écrire. Habituellement, un Maître avait un élève interne (Uchi-Deshi) et un élève externe (Soto-Deschi).
Le successeur officiel était le Soto-Deschi, et pourtant celui-ci n'est pas le détenteur de toutes les clés du savoir contenu dans les katas du Maître. Ces secrets étaient détenus par le Uchi-Deshi, d'où une perte de certain enseignements.
Un kata de karaté se présente comme une suite de 20 à 60 techniques toujours exécutés de la même façon, il sont destinés à transmettre les principes originels des différents Budos.
Selon le degré de difficulté du kata, celui-ci
s'effectue selon des techniques qui simulent un combat pré-établi d'après un cheminement précis contre plusieurs adversaires.
Bien sûr, ils sont imaginaires, mais chaque technique doit être exécutée avec l'état d'esprit d'un combat réel. Ainsi, certaines techniques du karaté ont été développées dans un contexte bien particulier; par exemple les tobi-geri
(coups de pieds sautés) étaient utilisés pour désarçonner un Samouraï à cheval.
Les katas constituaient, jusqu'à la dernière guerre, avec les assauts conventionnels, la seule forme d'enseignement du karaté; ils contiennent toutes les techniques transmises par les maîtres, et en y consacrant du temps le karatéka peut y découvrir une importante source de progression.
|
|
EXECUTER
UN KATA
Lorsque on
observe les pratiquants réaliser un kata, souvent celui-ci est fait de manière trop rapide. Cela ne résulte pas de l’exécution des mouvements avec vitesse mais plutôt d’une précipitation.
En effet, le pratiquant donne l’impression de courir après les mouvements, sans en réaliser un seul pleinement.
Donnant l’impression qu’inconsciemment, le pratiquant cherche à arriver à la dernière technique le plus rapidement possible.
Il semble qu’il y a quelques notions à éclaircir sur la façon de réaliser un kata. Tout d’abord, si la réalisation d’un kata peut-être effectivement une performance en soi, celle-ci ne consiste pas à
terminer son exécution en un temps record.
Il n’y a donc pas de temps imparti pour faire un kata. Chaque pratiquant, en fonction de son interprétation, de son vécu, de ses capacités, prendra plus ou moins de temps pour dérouler la forme codifiée.
Certains disent que le kata est un combat contre des adversaires imaginaires. Cette idée est maintenant battue en brèche et nous savons que le kata est plutôt un moyen mnémotechnique pour se souvenir d'une
gestuelle précise dans l'optique d'une self-défense,
en se référençant à un ensemble de blocages, de contre-attaques,
dans toutes les directions cardinales.
Cependant, l’idée que l’on défend sa vie sur chaque mouvement
est essentielle et devient par le fait même, le leit
motiv de notre discipline. Ainsi donc, l' idée d 'être
en danger mortel, va se traduire dans l’interprétation du kata par des techniques réalisées avec conviction, intensité et vitesse.
Elles doivent exprimer une détermination féroce à sauver sa vie. Néanmoins, cela ne veut pas dire que ces mouvements doivent s’enchaîner de manière outrancière. Pour s’engager réellement sur chaque technique, cela requiert un temps minimum.
Plus cet engagement sera profond, plus la durée du kata s’allongera. En fait, on peut imaginer que l’on doit casser des planches à chaque technique. Pour ce faire, il faut donc assurer ses appuis, exécuter correctement la technique avec l’intensité requise.
Lorsque l’on fait le test du tame-shiwari (test de casse), on ne peut pas se précipiter. Il en est de même pour le funambule qui doit parcourir une distance entre deux buildings sur une corde tendue à 100 métrès au-desus
du sol. Il lui faut assurer chaque pas, être présent dans chacun d’eux s’il veut rejoindre l’extrémité opposée. Il est donc intéressant de garder ces exemples à l’esprit lorsqu’on travaille les katas.
L’idée que l’on se fait de l’interprétation des katas peut aussi nous influencer dans son exécution. Ainsi donc, si l’on pense qu’un mouvement est une défense (gedan-barai par exemple), il est logique de conclure que le geste suivant (oi-tsuki par exemple) est une riposte.
Dans la logique du combat, on cherche donc à enchaîner la parade avec une riposte. Cependant, cette interprétation peut être erronée. En effet, un mouvement peut avoir plusieurs interprétations possibles. Ainsi, une technique appelée parade peut aussi être une clé, une riposte, une parade combinée avec une riposte, une projection, etc. Il n’y a donc pas toujours un lien direct entre deux mouvements qui se suivent ou du moins, ce lien n’est pas spécialement régit par l’événement « parade/riposte ».
Certains kata s’exécutent selon un rythme qui est transmit de générations en générations. Tout comme en musique, le rythme va donc être conditionné par le temps d’exécution des techniques et la durée qui les sépare les unes des autres. La manière d’interpréter une partition va évoluer en fonction du niveau de l’artiste. Cependant, le virtuose donne à chaque note sa qualité, sa profondeur, sa couleur, même si celle-ci s’enchaîne avec d’autres. Cela se traduit en karaté par l’exécution de la technique dans son amplitude et son intensité maximale. Il faut cependant avoir conscience que pour arriver à ce niveau d’excellence, l’étude du kata doit se faire progressivement par étapes. N’oubliez pas que vous travaillez le kata pour vous et non pas pour briller devant les autres. Ainsi, il ne faut pas transformer la réalisation des formes codifiées en moyen de développement de l’ego, au contraire. Un moyen pour gérer l’exécution du kata, et notamment les émotions, est l’utilisation de la respiration. De la même manière qu’il n’y pas qu’une seule façon de réaliser un kata, il y a une multitude de façons de placer la respiration. Le combattant régule celle-ci en fonction de sa stratégie.
Par exemple, il est plus facile d’enchaîner plusieurs techniques sur la même expiration. Les techniques qui nécessitent de la puissance seront plutôt exécutées sur des expirations, mais celles qui doivent être fouettées peuvent se faire sur des inspirations. Les inspirations et expirations peuvent être courtes ou longues. Ainsi donc, le pratiquant devra étudier le kata sous l’angle de l’utilisation de la respiration et adapter celle-ci à la vision qu’il en a.
Les mouvements du corps et les techniques sont conditionnées par la respiration. Quand la technique est acquise, le déclenchement de celle-ci et par conséquence le contrôle du corps est dirigé par le biais du souffle. Ce dernier ne doit pas être perceptible par l’observateur puisque dans les arts martiaux il est essentiel de ne pas le
révéler à l’adversaire.
Vous devez respirer comme un chanteur. Ce dernier maîtrise sa prestation de chant grâce à une utilisation rigoureuse de sa respiration sans pour autant le laisser paraître à l’auditoire.
Ainsi donc, la respiration est un élément fondamental mais invisible dans l’exécution du kata. C’est aussi grâce à elle que le pratiquant fera le lien entre le travail externe et interne, entre le visible et l’invisible, entre le matériel et l’immatériel, entre le corps et l’esprit.
Pour escompter
un bénéfice du travail du kata, pour être en mesure de vivre pleinement l’instant présent lors de son exécution, il convient de s’interroger sur les différents paramètres qui régissent la performance et sur le sens que l’on donne à chaque geste.
Il faut réussir à la fois la réalisation individuelle de chaque technique, comme si elle était la seule à exécuter et qu’elle était la chose la plus importante de votre vie, puisque celle-ci peut en dépendre.
Dans le même temps, il faut aussi avoir la conscience de cette partie dans le tout que constitue le groupe de mouvements, le kata. Le pratiquant qui exécute la forme codifiée développe alors une conscience élargie et dynamique qui s’apparente à une dialectique entre le microcosme et le macrocosme, une perception du temps qui se comprime et se dilate, entre l’interne et l’externe.
De cette perfection dans la réalisation, de cette authenticité dans le vécu de chaque instant, de l'harmonie entre le corps et l’esprit, de la justesse du geste, de cette vibration en unisson avec l’univers, le kata devient alors pour le pratiquant une expérience transcendante et pour l’observateur un spectacle d’une beauté grandiose.
CONSEILS
D'EXECUTION: Vous êtes en position naturelle (
shizen-tai ), décontracté, bras écartés, tête droite. Joignez les talons, pointes écartées (
musubi-dachi ), mains le long des cuisses pour saluer lentement (
ritsu-rei ) dans la direction de l'axe central du kata. Redressez-vous et annoncez le kata d'une voix forte et déterminée. Écartez un peu le pied gauche, puis le droit (
hachiji-dachi ) et prenez l'attitude yoi ( prêt ), poings fermés se croisant devant le corps. Vous êtes calme, décontracté, bien d'aplomb sur les jambes légèrement fléchies, toute la force concentrée dans la région abdominale, l'esprit zanchin, le regard au loin.
N'oubliez
pas les 2 kiais qui ponctuent le kata à 2 endroits précis,
qui préfigurent la libération totale dans l'union idéale
du corps et de l'esprit ! ( KI: énergie AÏ
: union = Union des énergies..Energie mentale, physique).
Parfois
un même mouvement, technique, ou déplacement peuvent
s'exécuter selon des variantes différentes, qu'il faut
connaître et expliquer si nécessaire, lors d'un examen
par exemple.
Ce
qui ne vous empêche pas, d'adopter celle qui vous paraît
la plus logique ou la plus aisée à mettre en oeuvre,
dans le déroulement du kata.
A
propos de ces différentes gestuelles, certaines règles
sont à observer, notamment au cours d'un stage avec
un expert,ou lors d'un entraînement de masse inter-clubs
avec un professeur inconnu.
Si
l'étude d'un kata est abordé,et implique
des variables, la courtoisie exige d'exécuter la même
prestation que l'expert ou le professeur qui dirige
l'entraînement.Même si elle est différente que celle
assimilée.
A
sa charge, ensuite, d'évoquer sa vision ou interprétation
des choses, en espérant qu'elle corresponde à la vôtre,
ou que l'explication vous satisfasse.
Lorsque vous avez terminé le kata, revenez à cette même position , que vous maintenez quelques secondes; c'est yame. Puis joignez les pieds en musubi-dachi, décontractez-vous (
yasme ) et saluez comme au début avant de vous redresser. Le cérémonial au début et à la fin d'un kata exige lenteur, retenue et concentration.
|
|
PROGRAMME
DETAILLE DES KATAS DE LA CEINTURE NOIRE 1er
DAN AU 5ème DAN
|
|
CEINTURE
NOIRE 1er DAN
|
|
|
|
HEIAN
SHODAN

|
Nous ne sommes pas totalement sûrs de la provenance des katas de la série Heian, car les Maîtres de karaté ne tenaient pas de journal. Il est possible qu'ils soient d'origine chinoise Chanan; les écoles en Chine du sud et dans Okinawa ont des katas qui sont très semblables à Heian Shodan. Techniquement, ces katas sont extraits des anciens katas Okinawaiens Kushanku et Passai. Cependant, ce qui a été transmis oralement indique que les Pinan (esprit pacifique) ont été créés en 1907 par Yasutsune Itosu de la ville de Shuri sur l'île d'Okinawa. Il a spécifiquement créé ces cinq katas à des fins d'enseignement du karaté pour le classes d'éducation physique dans les écoles publiques. Après avoir éprouvé de la difficulté à montrer les katas aux enfants dans une grande classe, Itosu a voulu simplifier le processus d'enseignement de Bassai Dai et Kanku Dai en présentant les Heian en premier. Itosu a donc pris des techniques de Bassai Dai et de Kanku-Dai et les a utilisés dans un ordre croissant de difficulté pour créer les Pinan comme formes éducatives et non d'authentiques séquences de combat. Funakoshi les a repris dans son style en y apportant quelques changements, et les nomma Heian (l'esprit
en paix). Cependant, à un certain moment dans les années 1930, Gichin Funakoshi a changé le nom de Heian Nidan en Heian Shodan et a changé Heian Shodan en Heian Nidan, transposant les noms de ces deux katas de sorte qu'ils soient appris dans l'ordre inverse de leur arrangement précédent. La raison de ce changement est peu claire aujourd'hui.
Le fondateur du Wado Ryu, Hinori Otsuka, qui avait pratiqué le karaté Shotokan sous la direction de Funakoshi pendant des années, rebaptisera les 5 katas Pinan, en revenant en partie à leur configuration ancienne. Les premiers et deuxièmes katas sont encore présentés dans l'ordre original. Les styles Goju-ryu et Shito-ryu maintiennent également cet ordre, puisqu'ils sont plus près de l'Okinawa-Te original que du karaté Shotokan moderne.
Heian Shodan se distingue par son utilisation d'un bloc bas, d'un bloc haut, du coup de poing en avançant, le bloc en sabre de main, et le fait que chaque technique nécessite un pas. Les katas Heian commencent et se terminent avec une technique défensive.
Le but de ce kata de base est d'enseigner le passage d'une position avant à une position arrière, les coups de poing en avançant après des blocs, et l'utilisation de blocage comme attaque. Pourquoi le mouvement de sortie de poignet fait après le deuxième gedan-barai n'est pas répété de l'autre côté ? C'est un autre mystère!
On apprend généralement aux étudiants débutants toutes les techniques nécessaires pour ce kata dans les premières semaines de leçons de karaté. Ils devraient être familiers avec les déplacements de pied, les trois positions de base, les techniques de coup de poing de base, le retrait et la rotation d'une façon stable.
Généralement les étudiants sont évalués sur ce kata à leur premier examen. Ils doivent se rappeler et reproduire les techniques de base avec exactitude.
|
|
HEIAN
NIDAN

|
On doit les 5 Heian ou Pinan (du chinois P'ing an) à Maitre Itosu. La simplification des premiers katas avait pour but la promotion du karaté dans les écoles secondaires d'Okinawa.
Heian Nidan était un kata très populaire dans les îles d'Okinawa lorsque Maître Itosu a réorganisé les kata de Heian et beaucoup de gens l'ont pratiqué à cette époque. L'insistance était sur la rotation des hanches pour changer de la position kokutsu (position arrière) en zenkutsu (position avant) et de nouveau en kokutsu.
Ce kata contient, comparativement à Heian Shodan, des techniques plus difficiles comme yoko-geri (coup de pied latéral) et mae-geri (coup de pied frontal), nukite (frappe du bout des doigts) et Uchi-Uke (technique de blocage d'intérieur en extérieur). L'essence de ce kata est la position vers l'arrière appelée kokutsu-dachi qui y est particulièrement fréquente. Dans ce kata beaucoup de gens prêtent attention aux mouvements de main, mais la position est plus importante. Vous devez avoir une position bien ancrée au sol autant en kokutsu-dachi qu'en zenkutsu-dachi.
|
|
HEIAN
SANDAN

|
Le troisième kata de Heian est le plus court, et le plus étonnant de tout les katas de base, à l'exclusion de Tekki. Dans Heian Sandan les techniques vont du plus simple aux rotations compliquées.
L 'adversaire est beaucoup plus proche de vous, c'est donc un bon kata pour vous entraîner au combat de près; il y a plusieurs techniques de dégagement d'un adversaire qui vous saisit le poignet, vous saisit par derrière, vous saisit le cou et ainsi de suite.
Ce kata contient beaucoup de changements de stratégie, de posture, et de rythme d' exécution. Heian Sandan est conçu pour travailler les rotations, le travail des jambes, et des techniques de combat rapproché.
Il repose sur la position kiba-dachi, et comporte des blocages doubles à deux niveaux (uchi-uke et gedan-baraï),des blocages et attaques du coude, des écrasements (
fumikomi ),des défenses sur saisie arrière.
En outre le rythme diffère des deux précédents katas;si les quatre déplacements de la branche centrale sont enchaînés à l'aller, ils sont nettement marqués sur la ligne du retour.
L'inspiration de ce kata semble surtout provenir de Jion et Kanku. D'intérêt particulier sont les techniques 13, 15, et 17. Beaucoup d'écoles interprètent les fumikomi comme défense pour bloquer les techniques approchantes d'un attaquant, d'autres le voient comme un coup de pied écrasant sur la cheville ou le genou de tori. Les deux interprétations sont aussi valables l'une que l' autre.
Un aspect intéressant de ce kata, est une façon différente de faire gedan-barai lorsque l'adversaire vous fait face
( temps 2 ). Lors du premier mouvement de Heian Shodan, le gedan-barai s'exécute sur le côté. Quand vous affrontez un adversaire en face de vous, la puissance provient d' un mouvement de rotation des hanches sur le coté avec le bloc dans le même temps.
Au contraire, quand vous exécutez votre bloc sur le côté, vous ouvrez la hanche, vous ne faite pas une rotation. La technique dans Heian Shodan indique une direction; la hanche, le bras, et le corps entier bouge dans une direction. Bloquer sur le côté avec une longue position et les hanches ouvertes est typique de l'influence Shorin. Bloquer avec une rotation des hanches comme dans Heian Sandan est une technique du style Shorei.
|
|
HEIAN
YODAN ou YONDAN

Heian Yondan est le 4ème des cinq kata de base. On doit les 5 Heian ou Pinan (du chinois P'ing an) à Maitre Itosu. La simplification des premiers kata avait pour but la promotion du karaté dans les écoles secondaires d'Okinawa. Les kata Heian commencent et se terminent par une technique de défense.
Ce kata est caractérisé par une grande dynamique, l'étude de techniques doubles de blocage et l'utilisation de techniques de jambes;yoko-geri, mae-geri, hiza-geri (coup de genou). Il y a également une technique de dégagement sur saisie frontale. Le rythme aussi est nouveau, avec alternance de mouvements lents et rapides, décontractés ou en force. Les techniques semblent provenir de Jion et Kanku.
|
|
|
|
HEIAN
GODAN

|
|
Heian Godan est le dernier et le plus complexe des cinq kata de base. On doit les 5 Heian ou Pinan (du chinois P'ing an) à Maitre Itosu.
La simplification des premiers katas avait pour but la promotion du karaté dans les écoles secondaires d'Okinawa. Les kata Heian commencent et se terminent par une technique de défense.
Plusieurs principes de base du karaté sont réunis dans ce kata. Il comporte et enchaîne un grand nombre de techniques et de positions nouvelles; heisoku-dachi, kosa-dachi, renoji-dachi, juji-uke, jodan age-ura-zuki, mikazuki-geri: des techniques de défense alternées entre les trois niveaux (
gedan, chudan, jodan ), la saisie d'arme et contre-attaque, la technique de contre-attaque par changement d'orientation, l'esquive esquive sautée sur une attaque aux jambes, esquiver et contrer (
tai-sabaki ) avec des techniques de type nagashi (techniques glissées). Il possède également un rythme particulier avec une alternance de temps forts et rapides et de temps plus lents avec une concentration plus importante. Il constitue un pas important de plus dans la connaissance du karaté. Son inspiration semble provenir de Jion et Bassaï.
|
|
TEKKI
SHODAN

|
|
Ce kata exprime une idée de progrès. L'idéogramme de Tekki associe le fer et le fait de monter à cheval que l'on traduit par "Cavalier de fer" en association avec la position Kiba Dachi.
Il existe trois Tekki, ils semblent avoir été créés par Maitre Itosu. Ils étaient autrefois connus sous le nom de Naihanchi ou Naifanchi, et sont bien plus anciens que les Pinan
(Heian).
Ils sont parfaitement représentatifs du
vieux karaté. La difficulté de ce kata est de toujours conserver une excellente position kiba-dachi,
basse et bien équilibrée. Il faut toujours être bien ancré au sol, avec les membres supérieurs et les épaules décontractées. Ce kata s'exécute en environ 45 secondes.
|
|
|
|
CEINTURE
NOIRE 2ème DAN
|
|
EMPI

|
|
Ce kata provient de la branche Tomari-te. Son nom ancien était Wanshu; et il est apparu à Okinawa en 1683. Funakoshi l'a ensuite rebaptisé Empi ( ou Enpi). C'est un kata d'exécution rapide qui se distingue par ses pivots, ses évolutions au ras du sol, des montées et de descentes du centre de gravité et l'agilité requise pour une exécution fluide. Le tempo de ce kata fait penser au vol d'une hirondelle.
|
|
JION

|
|
Jion a plusieurs significations ; amour, pitié, et fait référence à un vieux terme boudhiste ou à un vieux temple. Jion est aussi une autre manière de lire les caractères chinois Shao et Lin, qui réfèrent au célèbre temple Shaolin-si considéré comme le berceau des arts martiaux.
Ce kata vient probablement de Chine; la garde de départ est une trace évidente de son appartenance à d'anciennes écoles de boxe chinoise. Il a ensuite été repris à Tomari d' Okinawa vers 1663 ou 1680. Funakoshi le présentait comme un kata de Shorin Ryu (Tomari-Te) que lui aurait enseigné sensei Itosu. Ce kata est aussi étudié dans le style Wado-ryu, Shito-ryu et en Kobayashi-ryu. |
|
HANGETSU

|
|
Kata conseillé pour le travail de la respiration et le développement musculaire. Au cours des déplacements, le pied schématise une demi-lune en décrivant un arc de cercle. Il faisait partie des 15 katas pris par Funakoshi dans son enseignement lors de sa venue au Japon en 1922.
|
|
KANKU
DAÏ

|
|
Kanku-Dai est le plus long des katas Shotokan puisqu'il comporte une soixantaine de mouvements. L' ouverture du kata est très intéressante pour son interprétation philosophique: les deux mains montent en triangle vers le ciel avec le regard qui suit la lucarne du triangle, avec la sensation de voir la vérité à travers le vide. Ce vide n'est pas l'absence de toute pensée, mais l'absence de pensées égoïstes, d'inquiétudes personnelles, du futur. Quand ces pensées inutiles sont éliminées, la conscience de ce qui se passe vraiment est palpable.
Cette gestuelle d'ouverture se retrouve, avec des variantes, dans d' autres styles de karaté. La signification est générale et ancienne, pas nécessairement en rapport avec Kanku-dai. Le kata, sous sa forme courte, comme sa forme longue a subi de nombreuses modifications en 100 ans, les dernières étant dûes à Nakayama Masatoshi de la J.K.A.
Kanku (Kwanku) est la traduction que Funakoshi a donné à Kushanku. Le nom Okinawaien du kata était Koshokun ( en chinois Kwang-Shang-Fu). Ce kata aurait eu pour nom celui du maître chinois créateur de ce kata, Kwang-Shang-Fu (Ku-Shan-Ku) qui séjourna à Kunemura sur l'île d'Okinawa entre 1756 et 1762, dans le cadre de relations culturelles et commerciales.
|
|
TEKKI
NIDAN

|
|
Ce kata exprime une idée de progrès. L'idéogramme de Tekki associe le fer et le fait de monter à cheval que l'on traduit par "Cavalier de fer" en association avec la position kiba-dachi. Il existe trois Tekki, ils semblent avoir été créés par Maitre Itosu. Ils étaient autrefois connus sous le nom de Naihanchi ou Naifanchi, et sont bien plus anciens que les Pinan (Heian).Ils sont parfaitement représentatifs du du vieux karaté. La difficulté de ce kata est de toujours conserver une excellente position kiba-dachi,
basse et bien équilibrée. Il faut toujours être bien ancré au sol, avec les membres supérieurs et les épaules décontractées. Ce kata s'exécute en environ 45 secondes.
|
|
|
|
CEINTURE
NOIRE 3ème DAN
|
|
BASSAÏ
SHO 
|
|
Bas:
Combat
stratégique pour vaincre Sai:
Territoire de l'adversaire Sho:
Petit,
condensé, version courte
|
|
|
Ce kata est arrivé au japon avec l'enseignement des premiers experts d'Okinawa au début du 14 ième siècle. Suivant l'appellation japonaise Bassai ou chinoise Passai, les idéogrammes ne sont pas totalement identiques.
Le sens de "ba" ou "pa" est identique et exprime l'idée d'extraire, de surpasser ou même de prendre d'assaut. Le sens de "sai", "se" ou "chai" en chinois exprime l'idée de palissade, de village fortifié ou de territoire ennemi.
Bassai peut être compris comme la volonté de rompre un encerclement. Il existe une autre façon de comprendre le nom de ce kata qui peut être le fait de réaliser une incursion stratégique dans le territoire ennemi avec l'intention bien déterminée de vaincre. C'est souvent cette dernière interprétation qui est retenue.
Bassaï tire son origine d'un kata avec Bo (long bâton). Le Bojutsu a des techniques de poussée très puissantes semblable à oï-zuki, aussi bien que des techniques de rotation des hanches qui sont semblables au mouvement pour frapper une balle de baseball.
Bassaï (Pénétrer une forteresse) est un des kata clé du Shotokan. Tout les kata Heian ont des techniques provenant de Bassaï et Kanku.
Ce kata se caractérise par la puissance, ses rotations dynamiques des hanches et la vigueur de ses techniques. Il comporte de brusque changement de rythme et des changements de direction rapides. Il est l'expression d'une situation de combat défavorable qui se transforme progressivement en situation favorable. Les blocages sont puissants et sont pénétrants dans la garde de l'adversaire.
Ce kata, attribué à Maitre Itosu, fut enseigné au Tomari-te et au Shuri-te, mais semble ignoré du Naha Te. Il est pratiqué dans les styles Shotokan, Wado-ryu, Shito-ryu, Shotokai.
|
|
GANKAKU

|
|
Ce kata appartenait à l'origine au groupe Shorei et s'appelait Chinto, nom sous lequel il est encore étudié en Wado-Ryu.
On y retrouve plusieurs fois l'image de la grue sur un rocher. Un des points fort de ce kata est la recherche de l'équilibre sur une jambe, avec des techniques doubles des membres supérieurs.
Le lien avec le style du héron en boxe chinoise semble évident; le recherche de l'équilibre, avec des mouvements exécutés sur une jambe, des variations en hauteur de centre de gravité, alternant les temps de calme dans la stabilité, comme pour hypnotiser l'adversaire, et des mouvements explosant rapidement, souvent sur rotation.
La grue ( kaku, tsuru, sagi) est l'un des deux symboles japonais de longévité, avec la tortue. Elle symbolise aussi le calme , la force interne, et la souplesse. Le déroulement du kata est linéaire.
|
|
JI
IN

|
Ensemble d'actions suivies de défenses doubles et simultanées.
|
|
JITTE

|
|
Contraction d'une expression japonaise signifiant que la pratique de ce kata permet de faire face à dix adversaires. Ensemble de défenses contre des actions au bâton.
|
|
KANKU
SHO

|
|
Kanku-Sho, comme sa forme longue a subi de nombreuses modifications en 100 ans, les dernières étant dues à Nakayama Masatoshi de la J.K.A. Kanku (Kwanku) est la traduction que Funakoshi a donné à Kushanku. Le nom Okinawaien du kata était Koshokun ( en chinois Kwang-Shang-Fu).
Ce kata aurait eu pour nom celui du maître chinois créateur de ce kata, Kwang-Shang-Fu (Ku-Shan-Ku) qui séjourna à Kunemura sur l'île d'Okinawa entre 1756 et 1762, dans le cadre de relations culturelles et commerciales.
|
|
|
|
CEINTURE
NOIRE 4ème DAN
|
|
MEIKYO

|
|
De fondateur inconnu ce kata fut d'abord pratiqué par le style Tomari-te, sous le nom de Rohai. Funakoshi le renomma ensuite Meikyo. Cependant, seul le début de le forme Shotokan actuelle rappelle l'ancien Rohai. De plus, Meikyo
incorpore des défenses contre un bâton qui n'existent pas dans l'ancien Rohai. Travail de tobi jodan empi
( coup de coude, sauté ! ) . Tempo très particulier.
|
|
NIJUSHIHO

|
|
Issu de l'ancien kata Niseishi d'Okinawa. On peut déduire que, comme Unsu, Sochin ou Ananko, desquels il se rapproche, ce kata fait partie du du groupe enseigné par l'école de Niigaki, un expert Okinawaien de Tode. L'alternance des temps rapides et lents lui confère un rythme très particulier.
|
|
SOCHIN

|
|
Kata okinawaien du Tomari-te, Sochin fait partie du groupe d'Aragaki, tout comme Nijushiho ou Unsu. Il fut repris dans le Shuri-te, puis le Shorin-ryu. Il passa dans le Shito-ryu et Yoshitaka Funakoshi fils,
l"introduisit dans le style Shotokan après l'avoir appris d'un expert d'Okinawa.
Le style Shotokan l'a d'abord connu sous le nom de Hakko. La base essentielle de ce kata est la position fudo-dachi, ou sochin-dachi (posture immuable). Cette position très solide est un compromis entre zenkutsu-dachi et kiba-dachi. Ce kata a un rythme particulier.
|
|
TEKKI SANDAN

|
|
Ce kata exprime une idée de progrès. L'idéogramme de Tekki associe le fer et le fait de monter à cheval que l'on traduit par "Cavalier de fer" en association avec la position Kiba Dachi. Il existe trois Tekki, ils semblent avoir été créés par Maitre Itosu. Ils étaient autrefois connus sous le nom de Naihanchi ou Naifanchi, et sont bien plus anciens que les Pinan
(Heian). Ils sont parfaitement représentatifs du karaté
ancestral.
|
|
UNSU

|
|
Kata okinawaien du Tomari-te, Unsu fait partie du groupe d'Aragaki, tout comme Nijushiho ou Sochin. Techniquement, Unsu est un condensé d'une quinzaine de katas, dont Bassai, Kanku, Jion, Empi, Jitte et Gankaku. C'est le seul kata où
s'exécute mawashi geri. Un kata très intéressant grâce à son rythme particulier, où l'accent est mis sur la vitesse avec quelques ruptures de cadence et de nombreuses techniques spécifiques.
|
|
|
|
CEINTURE
NOIRE 5ème DAN
|
|
CHINTE
|
|
Chinte est un très vieux kata, venu de Chine, et autrefois travaillé en Shuri-te. On y retrouve des mouvements classiques comme le shuto-uke, le mae-geri, et des techniques peu utilisées dans le style moderne. Chinte pourrait aussi se traduire par la "main rare", "main calme" ou la "main curieuse".
|
|
GOJU
SHI HO DAI
|
|
Ce kata apparaît dans les vieilles écoles d'Okinawa de style Shuri-te d' Itosu Yasutsune, puis fut appelé Hotaku par Funakoshi. Il n'y avait autrefois qu' un seul Gojushiho. Le Shotokan actuel en distingue deux, Sho
( petit, moindre, réduit ) et Dai
( grand, ample, opulent) , ce qui permet de mieux répartir les difficultés techniques présentes dans ce kata. Travail de keito uke, ippon nukite, washide, neko ashi. La
différence entre Sho et Dai ne
se situe pas, cette fois, dans le nombre de déplacements
exécutés au cours du kata, car tous les deux sont constitués
de " 54 pas " comme le suggèrent leurs noms. La
distinction de Sho et Dai
se ressent visuellement par des mouvements à petite
amplitude pour Sho, et grande amplitude
pour Daï.
A
NOTER TRES IMPORTANT :
Actuellement
deux courants majeurs dominent le karaté mondial.
Celui
diffusé par la Japan Karaté Association
( J.K.A ) héritière directe de l'esprit martial
de Maître Funakoshi et de ses successeurs.
L'autre
tendance a été instaurée par Me Hirokazu Kanazawa,actuellement
10 àme dan, et qui fût un élève de Me Funakoshi.
mais sa vison et conception du karaté l'amena à se démarquer
de la JKA, pour créer en 1977 !!!, sa propre
fédération internationale: Shotokan Kanazawa
International ( S.K.I ). Et donner libre
cours à son génie créatif.
Cette scission, pose
problème pour les pratiquants, dans la chorégraphie
combative des deux katas :
Goju Shi Ho
Dai et Goju Shi Ho Sho.
Chacun
d'eux s'exécute selon un shéma précis qui lui est propre,
mais selon l'école adoptée pour les pratiquants : J.K.A
ou S.K.I , il est donc indispensable de
savoir que dans ces deux écoles, pour le même nom de
kata annoncé au départ, il se réalise dans les techniques
à l'inverse de l'école antagoniste.
Par exemple,
si en style JKA vous annoncez le kata : Goju
Shi Ho Dai ! Dans son shéma directionnel et contenu
technique, il correspondra exactement au kata : Goju
Shi Ho Sho de l'école S.K.I , et inversement
!
Cette confusion n'étant pas prête d'être résolue,
il est important pour l'adepte de connaître avec précision
cette différenciation. Et de parfaitement l'intégrer
dans ses connaissances...
|
|
GOJU
SHI HO SHO

|
|
Ce kata apparaît dans les vieilles écoles d'Okinawa de style Shuri-te d' Itosu Yasutsune, puis fut appelé Hotaku par Funakoshi. Il n'y avait autrefois qu' un seul Gojushiho. Le Shotokan actuel en distingue deux, Sho et dai, ce qui permet de mieux répartir les difficultés techniques présentes dans ce kata. Travail de shuto nagashi uke, tekubi kaeshi, seiruyto.
A
NOTER TRES IMPORTANT :
Actuellement
deux courants majeurs dominent le karaté mondial.
Celui
diffusé par la Japan Karaté Association
( J.K.A ) héritière directe de l'esprit martial
de Maître Funakoshi et de ses successeurs.
L'autre
tendance a été instaurée par Me Hirokazu Kanazawa,actuellement
10 àme dan, et qui fût un élève de Me Funakoshi.
mais sa vison et conception du karaté l'amena à se démarquer
de la JKA, pour créer en 1977 !!!, sa propre
fédération internationale: Shotokan Kanazawa
International ( S.K.I ). Et donner libre
cours à son génie créatif.
Cette scission, pose
problème pour les pratiquants, dans la chorégraphie
combative des deux katas :
Goju Shi Ho
Dai et Goju Shi Ho Sho.
Chacun
d'eux s'exécute selon un shéma précis qui lui est propre,
mais selon l'école adoptée pour les pratiquants : J.K.A
ou S.K.I , il est donc indispensable de
savoir que dans ces deux écoles, pour le même nom de
kata annoncé au départ, il se réalise dans les techniques
à l'inverse de l'école antagoniste.
Par exemple,
si en style JKA vous annoncez le kata : Goju
Shi Ho Sho !
Dans son shéma directionnel
et contenu technique, il correspondra exactement au
kata : Goju Shi Ho Daï de l'école S.K.I
, et inversement !
Cette confusion n'étant pas
prête d'être résolue, il est important pour l'adepte
de connaître avec précision cette différenciation. Et
de parfaitement l'intégrer dans ses connaissances... |
|
WANKAN

|
|
Son appellation d'origine est Matsukaze; vent dans les pins. Il est issu du Tomari-te du groupe de Matsumura. C'est le kata le plus court du Shotokan, et ses techniques n'ont rien de spectaculaire si on le compare à certains autres.
|
|
CEINTURE
NOIRE 6ème DAN
|
|
Avec
ce niveau, le pratiquant accède à une dimension martiale
et spirituelle, chargée d'un certain symbolisme
profond sur son parcours personnel.
Parce qu'il
illustre un engagement, une recherche constante, de
la souffrance, physique et morale , endurées au fil
des nombreuses années d'entraînements.
L'épreuve
du passage de grade 6 ième dan, diffère des précédentes
par la rédaction d'un mémoire qui se présente dans sa
teneur, comme une profonde réflexion sur sa propre histoire,
sur sa conception intime concernant le karaté-do, sur
sa manière de pratiquer, d'enseigner, et sur les inter-actions
possibles dans le quotidien du pratiquant avec son entourage
et la société en général.
Il s'agit d'avoir une
réflexion sur sa relation avec l'art martial, une maîtrise
technique avérée, une très bonne connaissance de la
discipline, mais aussi une vision et une analyse de
cette pratique.
L'implication, l'union certifiée
du corps et de l'esprit se précise et se vérifie dans
la progression de l'homme, on commence à aborder les
contrées du spiritualisme.
|
|

|
|