|
Se
distinguent 3 niveaux de travail bien déterminés:
Gédan:
(niveau bas) En dessous de la ceinture.
Zone cuisses, genoux, mollets,tibias, pieds. Chudan:
(niveau moyen) Au-dessus de la ceinture, jusqu'à
la ligne des épaules. Zone abdomen, côtes, pectoraux,
plexus, clavicules, épaules. Jodan: (niveau
haut) Zone épaules, et surtout au-dessus, cou,
tête, tempes, sommet du crâne.
S'exécutent
sur deux plans différents: Kékomi: Pénétrant, défonçant.Sur
un plan strictement horizontal et vers l'avant Keagé: Remontant, fouetté.
Sur un plan vertical de bas en haut
LES
KIHONS, LES KATAS, LES KUMITES |
Les kîhons: C'est un travail individuel,
où l'on exécute des techniques en progressant en ligne
au rythme d'un tempo donné par le professeur. C'est dans cette phase que l'on apprend l'exécution exacte des techniques, que l'on travaille de manière progressive et répétitive afin d'en acquérir l'automatisme. Les techniques sont accomplies séparément ou combinées. On affine
la stabilité, la vélocité, le kimé ( déploiement d'énergie
à l'impact), la respiration et la technique. C'est un travail solitaire qui exige
de la motivation, mais indispensable dans la progression.
Les Katas : C'est un enchaînement de techniques apprises lors du kihon, qui simule un combat imaginaire contre un ou plusieurs adversaires. Les
gestes techniques se suivent dans un ordre codifié et
pré-établi, constituant un shéma précis et immuable.
(Embusen) L'apprentissage commence par une
assimilation progressive des mouvements, mémorisés les uns après les autres. C'est un exercice très difficile, car pour donner un sens au kata, il faut imaginer des adversaires qui nous attaquent. Les qualités acquises lors du kihon doivent se retrouver dans les katas. Un kata ne s'exécute pas en ligne, mais dans toutes les directions
des points cardinaux. Un kata bien maîtrisé et executé
dans l'esprit, doit se vivre à l'intérieur de soi, comme
un véritable combat.. Chaque kata possède son propre rythme. La respiration, le kimé, la stabilité, la technique pure et la sensation de combat réel seront notés lors de l'exécution d'un kata. Les Katas portent un nom et ils sont classés dans trois catégories (de base, avancé et supérieur). Ils commencent tous par un blocage pour respecter l'idée d'auto-défense que symbolise le karaté-do. De plus ils commencent tous par la gauche, car la gauche (hidari) symbolise l'esprit et la droite (migi) la matière. C'est donc l'esprit qui prend le dessus par rapport à la matière. De
manière générale, tous les exercices commencent par la gauche, sauf spécification
contraire Sensei ( professeur; celui qui montre la voie).
|
LES
KUMITES: ASSAUTS CONVENTIONNELS |
Il
existe plusieurs formes de base de Kumités qui,cette fois,se fait avec un partenaire. L'attaquant est appelé tori,
et le défenseur uke. Ippon Kumité: Ippon signifiant 1,
attaque et défense sur 1 seul pas, ou technique. Le Sanbon Kumité : Sanbon signifie 3, c'est donc le même exercice que Ippon
Kumité mais avec 3 attaques. On peut changer les attaques dans les 3 phases. Le Gohon Kumité : Gohon signifie 5, c'est donc un enchaînement prédéterminé de 5 attaques qui seront bloquées par Uké, lequel devra terminer la série par une contre attaque mettant fin à l'exercice. L'effort
fournit sur 5 attaques permet de travailler l'endurance. Dans ces 3
formes de pratique, la technique doit être respectée autant que dans les kihons ou dans les Katas (notamment la conservation des positions durant tout l'exercice). On doit travailler de la même façon, mais avec un partenaire. Les techniques sont connues, ainsi que l'attaquant et le défenseur. Jyu Ippon Kumité: Jyu signifie libre, c'est-à-dire que l'attaque est libre ainsi que les positions. On peut annoncer ou pas la technique, le fait de ne pas l'annoncer représente bien évidemment un niveau supérieur. Uké ou Tori sont encore définis dans cet exercice, en
les désignant comme "attaquant" et "défenseur". L'attaque étant libre, il faudra faire attention à ne pas attaquer n'importe quoi, mais tenir compte de la distance du partenaire, de sa garde…
Jyu Kumité ou randori: Jyu (libre), Kumité (assaut), c'est donc un assaut libre. Cette fois il n'y a plus rien de déterminé à l'avance, ni l'attaquant, ni le défenseur. Cela correspond tout simplement au combat. C'est un échange de techniques dont le but est de toucher son partenaire avec une vraie technique de karaté-do sans que celui-ci ne puisse riposter. La chose la plus importante lors de ce travail est la concentration car cette fois vous ne travaillez pas seul. Pour éviter de prendre des coups il faut rester concentré sur son partenaire. Le fait de connaître la prochaine technique qui va vous être lancée, ne vous dispense pas de cette concentration. Le partenaire peut toujours se tromper et attaquer en haut au lieu d'attaquer en bas comme vous aviez prévu. Respectez la technique, car on a tendance à la négliger lorsque l'on travaille avec un partenaire. Il ne faut pas se satisfaire d'avoir bloqué une attaque, mais se demander de quelle manière nous l'avons bloquée. Cela ne sert à rien de travailler des techniques si lors de la mise en application on ne l'exécute pas comme il faut. Essayez de ne pas faire d'appels lors de vos attaques, d'ailleurs cela se travaille aussi en kihon. Il faut être spontané et imprévisible. Il faut garder la plus grande efficacité dans ces attaques, ne pas décoller le talon par exemple lors des gyaku zuki par exemple. En karaté traditionnel, le non-respect de ces règles techniques annule la valeur du point. Il ne suffit pas de toucher mais de toucher avec une technique possédant tous les critères techniques qui lui permette de conserver son efficacité. C'est dans la répétition que l'on obtient la perfection. Restez vigilant, car la répétition peut
aboutir à l'habitude, et de ce fait, la concentration s'amoindrit. Il ne faut pas se relâcher.
Existe uniquement en traditionnel, c'est un assaut ou tout est codifié, une sorte de scénario de combat d'une durée d'une minute plus ou moins cinq secondes. On doit y voir un Mae géri, tsuki, Ushiro et mawashi et terminer le combat par le TODOME WAZA (Coup final). En karaté sportif: Tori va faire un mae géri et uké va le bloquer et le contrer
d 'un gyaku et donc le tuer symboliquement ; or le voici de nouveau en place pour continuer ses attaques comme si de rien n'était. En karaté-do traditionnel: Pour garder l'authenticité du combat, ce n'est qu'à la fin qu'il y a un gagnant (toujours uké) avec le Todomé waza. On ne peut tuer plusieurs fois son adversaire dans un même combat. C'est cette recherche et cette philosophie du todomé-waza qui différencient le karaté-do traditionnel et le karaté sportif. Il faut être imaginatif et donner une réelle sensation de combat avec des attaques, des blocages, des esquives et des attaques et saisies,
en faisant vivre la séquence.
Règles
du En-Bu en compétition: Une équipe de 2 personnes (homme/homme ou homme/femme) exécute une démonstration (attaque et défense) sur une zone de combat.
Les démonstrations devront se dérouler dans les conditions suivantes : Attaque et défense démontrées sous forme de séquences chorégraphiques durant une période d'une minute (avec une marge de 5 secondes). Le temps est calculé à partir du moment où l'un des combattants commence ses mouvements et continue jusqu'à ce que les 2
combattants retournent en shizen-tai, (position YOI) ou directement en seiza. Seules les armes naturelles sont autorisées (poing, pied) à l'exception des techniques de nuki-te, (attaque des doigts aux yeux). Coté attaquant:
Les attaques doivent inclure choku-tsuki (coup de poing
direct, sans déplacement), Mae geri (coup de pied de
face), Mawashi
geri (coup de pied circulaire) et USHIRO-GERI (coup de pied arrière). Remarques : Les attaques doivent être directes sur la cible. La perte d'équilibre, la saisie,
et le corps à corps sont autorisés. Coté défenseur: Il devra éviter les attaques de l'attaquant en utilisant blocage, déplacement, esquive... Les techniques de contre-attaque utilisées sont les tsuki (coup de poing direct),
les attaques indirectes dites: uchi (
uraken uchi, shuto uchi, haito uchi), ate (techniques défonçantes telles
empi).et geri (coup de pied). Cibles : Jodan
(face, visage), chudan (zone de l'estomac) et gedan (sous l'estomac). Autorisée : véritable technique de TODOME-WAZA (coup définitif).
Remarques : La perte d'équilibre, la saisie et le corps à corps sont autorisés uniquement et
conjointement à
une technique de contres attaque. Remarques générales:
Le contact est interdit des deux cotés, excepté dans les techniques de blocage sur le bras ou sur le pied, ou quand il y a perte d'équilibre. Les deux cotés alternent dans le rôle d'attaquant puis de défenseur ou bien l'un des cotés reste attaquant ou défenseur, à l'exception des mixtes où seuls les hommes peuvent attaquer. A la fin de la démonstration, le défenseur doit effectuer la technique TODOME-WAZA . En mixte, c'est la femme qui exécute le TODOME-WAZA).
| TROIS
APPROCHES DEFENSIVES |
Go no Sen:
Notion correspondand à un "blocage suivi
d'une contre attaque". On reprend l'initiative après avoir contrôlé
( en bloquant) l'attaque. Il faut que le blocage soit efficace, c'est à dire qu'il permette de reprendre l'initiative. Il faut que l'attaquant soit déstabilisé
et incapable d'enchaîner d'autres techniques. Dans
la finalité extrême du combat,il faut bloquer avec suffisamment
de puissance à l'impact pour infliger une douleur conséquente,
et dissuader l'adversaire de continuer. Et paradoxalement,
dans cet état d'esprit particulier d'anéantir les intentions
belliqueuses de l'attaquant, le blocage devient par
sa puissance d'application une attaque.... Sen no Sen: Notion
correspond à "l'attaque dans l'attaque". On ne bloque plus mais on rentre dans l'attaque en espérant être plus rapide. Cette façon de travailler est plus dangereuse et demande beaucoup plus de Timing et de rapidité. Il faut contre-attaquer dans le bon temps et dans la bonne distance.
Un
partenaire vous faisant face, déclenche une offensive.Donc,
il part, il passe à l'action, il prend l'initiative,
avant vous. Votre oeil exercé ayant détecté la menace
en marche, vous partez, vous réagissez après lui, donc
une fraction de retard, mais votre rapidité et notion
de distance compense ce décalage de temps, et votre
pied ou votre poing touche le partenaire, avant que
son attaque aboutisse. Pour résumer, il entre en
action avant vous, vous réagissez après lui, en lançant
votre attaque, qui atteint son but avant la sienne. Cela
demande de nombreuses années de pratique...
Tai
No Sen: Notion quasi occulte, car on entre dans
la sphère des perceptions émotionnelles, mentales, sans
que le corps est traduit le moindre frémissement d'une
intention d'attaque. Le tai no sen serait
plus proche d'un combat d'esprits, où la moindre intention
pensée d'attaquer l'adversaire, est été perçue
où capter par la personne opposée, ce qui déclenche
immédiatement une réaction foudroyante offensive, alors
même que le corps est resté impassible à l'extérieur... Cette
acuité particulière, permet de neutraliser toute attaque
physique avant même qu'elle ne fût esquisser.
| L'ESPRIT
TRANSPOSE DANS LA TECHNIQUE |
Des
légendes urbaines rapportent bien des histoires
incroyables, dont celle,plausible,d'une fragile femme
d'apparence, qui peut soulever une masse quelconque
très lourde pour sauver son enfant coincé dessous. Au-delà
de l'anecdote, qui s'est parfois vérifiée devant témoins,
nous avons tous une force extraordinaire latente,en nous. Elle ne se manifeste,
qu'en cas de danger extrême, à condition de ne pas être
"paralysé" par la peur. Il s'agit, par
conséquent, de se mettre "sous pression" lorsque l'on travaille en karaté-do afin de puiser dans cette force qui
n'attend qu'à être utilisée à bon escient. Il faut toujours chercher à travailler au-delà de ses possibilités,
un proverbe chinois, prétend que, parfois, faire le
maximum, n'est pas toujours siffisant pour atteindre
l'objectif. La concentration est omniprésente dans le karaté-do. Nous ne pouvons nous permettre de nous déconcentrer,
surtout lorsqu'on travaille avec un partenaire. Si l'on veut progresser en karaté-do, il faut toujours son esprit éveillé
et clair . Cette notion d'éveil est la plus importante dans le karaté-do et porte le nom de zanchin. Quoi que vous fassiez en karaté-do, il faut travailler en ZANSHIN. "
La Technique sans l'Esprit n'est rien " Effectuer
des gestes pour faire des gestes, cela ne sert à rien et il ne se dégagera rien de votre prestation. Puisez
dans vos souvenirs de jeunesse,notamment de petit garçon, quand
dans certains jeux conditionnés par des gages en cas
d'échec,où parfois, il s'agissait d' embrasser une fille.C'était
une action mécanique sans émotion réelle, sous le regard
des copains qui s'esclaffaient de rires. Plus tard,
devenu mature, embrasser l'être aimé, suscite une
émotion dans le coeur, et ceux qui vous regardent ne
peuvent s'empêcher de penser que vous êtes mignons ! En karaté-do c'est la même chose. Le respect: Dans un dojo (lieu d'entraînement), on respecte son professeur (Sensei), l'assistant (sempai), les élèves (deshi).
On écoute et on ne tient compte des conseils que des personnes que l'on respecte. Sans respect il n'y a pas de progression possible. Et n'oublions pas que le karaté-do est un Art Martial avec sa hiérarchie et son idéologie Budo. Les
positions: Les positions sont en karaté, ce que les fondations sont pour une construction, plus les fondations d'une maison seront fortes, plus la maison résistera aux agressions (sismiques par exemple). Sur ces bonnes bases (fondations), nous pourrons ensuite greffer (construire) toutes les techniques. Chaque position a sa propre fonction définie, ses avantages et ses inconvénients. Une bonne position assurera aussi un bon équilibre, et une technique ne pourra être puissante qui si l'équilibre est préservé. Un autre principe
fondamental du karaté-do, c'est le centre de gravité (CDG). Celui-ci est déterminé par la surface dessinée au sol par vos pieds pour chaque position. Tant que votre Centre
De Gravité reste à l'intérieur, vous êtes en équilibre, s'il passe en-dehors, vous tombez.. Comme pour une voiture basse à jantes larges afin de mieux tenir la route, nous aussi nous devons travailler bas. Les
muscles, se substituent au carburant.la difficulté est
de trouver un juste milieu pour ne pas être ralenti lors du déplacement. Il faudra avoir des positions basses pour bien s'ancrer au sol, sans que cela demande un effort pénible pour se déplacer. Il existe dans le shotokan 13 positions (certaines pouvant être modifiées pour donner des variantes). Pour information : sachez que la position debout naturelle s'appelle
Hachiji dachi. Même dans cette "position naturelle"
( shizentai) il faudra faire attention à son Centre
De Gravité et à la position de son buste, toujours vertical
et à l'aplomb de son centre de gravité. On tombe plus facilement en étant debout, qu'assis. Conclusion : Plus vous serez stable en bas, donc dans de bonnes positions, plus vous serez fort et efficace en haut.
Les
forces sollicitées en karate-do: Avant d'exécuter
des blocages, il est important d'être conscient
des forces à mettre en mouvement pour obtenir de l'efficacité
maximale. La
force centrifuge ( force de rotation) Sur
une surface circulaire, en mouvement de rotation, un
disque, une meule, une roue, un tour de potier, pour
l'exemple, si vous essayez de poser à la périphérie,
un objet quelconque, il sera irrémédiablement éjecté
avec une violence d'expulsion proportionnelle à la vitesse
de rotation. Ce phénomène est provoqué par la "force centrifuge",
qui peut rentrer dans le strict champ d'application
d'un blocage efficace, ou d'un coup de poing ( tsuki) dévastateur.. Dans
le cas d'un blocage, votre bras étant en rotation lorsqu'il
rentrera en contact avec le bras adverse,celui-ci sera
éjecté. Plus cette rotation se fera au dernier moment plus elle sera efficace. Si elle est au début du mouvement, elle ne servira qu'à placer le bras dans la position finale et rien d'autre. Dans ce cas vous n'utiliserez que votre force naturelle, et le blocage s'apparentera plus à une attaque dans le bras de l'adversaire,
mais si ce dernier est plus fort physiquement, vous
en subirez le désagréable contre-coup., et vous serez
défait. Dans le coup de poing (oi zuki, gyaku zuki), cette force servira à faire "pénétrer l'impact" à l'intérieur du corps. C'est à dire qu'au lieu de frapper avec quelque chose de plat et d'immobile pour pousser, on frappera avec quelque chose qui "tourne" pour "percer"
et transpercer.. L'utilisation de cette force se trouve aussi dans toutes les techniques qui font appel à une rotation de la hanche (gyaku zuki, par exemple). En
soto ude uké , blocage de l'extérieur vers l'intérieur,le bras étant
armé très haut et loin.derrière l'oreille, lorqu'il
va venir bloquer une attaque de poing vers et dans l'axe
du buste pris pour cible, l'impact à l'interception
de l'attaque, sera la somme de 2 forces centrifuges
mises en œuvre après l'autre et qui s'additionnent au
final..La première ayant pris naissance à la rotation
des hanches, suivie par la rotation de l'avant-bras
qui bloque. La première est plus une force de rotation qu'une force centrifuge, elle sert en fait à lancer la
technique. La
force du "retrait" du bras, (hikite): Elle est tirée du ying et du yang, c'est à dire du plus et du moins. Je ne m'avencerais pas plus dans la définition de ce caractère. C'est tout simplement qu'en tirant le poing avant dans une technique, le poing arrière va être aidé dans sa projection vers l'avant. Ce geste de "tirer" ou hikité doit être synchronisé avec le geste de frappe. Cela va donner un effet, " je prends, je donne " qui va améliorer considérablement l'efficacité de la technique. De plus, cela va équilibrer la technique. Il est évident que chaque technique doit faire intervenir des forces qui lui sont spécifiques. Il n'y a pas de force de rotation pour mae géri par exemple, ce sera à vous de réfléchir à la question lors de la pratique d'une technique.
Leur
exécution se déroule en 3 phases ::
-Amorce (
armé - préparation ) -Intermédiaire ( exécution-
développement ) -Arrivée ou fin ( impact ). Départ:
Stabilité de la base, par une bonne position, haut du
corps relâché musculairement.
Intermédiaire:: C'est une phase très importante, car elle va servir à mettre en place tous les éléments physiques à la bonne exécution du blocage. C'est-à-dire la force par rapport à la distance, la force centrifuge et la force du hikité
(retrait).
Prenons l'exemple du gedan barai
(blocage bas). Le poing est armé au niveau de l'oreille
opposée au bras, les phalanges du poing sont orientées
et quasiment contre l'oreille. Car en fin de mouvement,
à l'impact,le poing va se tourner vers le sol, et l'avant-bras
exécute une rotation au contact,d'où la force centrifuge, Le fait d'armer à l'oreille, permet de prendre de la distance par rapport à la
cible , ce qui implique au poing, un maxima de vitesse, donc de la force. L'autre
bras qui participe à l'obtention d'un blocage efficace,est
tendu devant soi, en protection,et sera ramené vivement
à la hanche, le poing tournant sur lui-même ( force
centrifuge), avec autant de vigueur que le bras qui bloque. Ce
retrait dynamique, hikité, et inverse au
bras qui bloque ajoute une part de force, ou de puissance,
supplémentaire. Ces explications sont valables pour tous les blocages. Ces différentes forces sont présentes dans tous les blocages mais de manière différente. Cette phase, appelée "armement"
est similaire au travail de l'archer qui tend son arc
pour décocher une flèche. La fin: L'instant,
le moment, précis et coordonné,la parfaite synchronisation,
des extensions maximales, vers l'arrière et fixé au
niveau de la hanche pour le poing qui a initialisé hikité,
et l'impact du bras qui bloque vers bas,au contact d'interception
du membre à bloquer. Si on extrapole en imaginant
une photo prise à cet instant "T", on doit
clairement voir, le poing du hikité contre la
hanche située sur la trajectoire de retour arrière,
et le poing du bras qui a bloqué, 15 cm environ, au-dessus
de son genou. (Pour l'exemple du gedan barai, bien
évidemment.) Dans
tous les blocages, le corps est participatif, par l'intermédiaire
des appuis au sol, et la sollicitation des hanches qui
amorcent les techniques...Il faut travailler avec le ventre (HARA). Si tous
ces principes sont appliqués et respectés à la lettre,
l'efficacité des blocages ne sera pas vaine. Dans
l'esprit de l'art martial percutant à l'extrême...Et
dans la perspective du combat total...Tout blocage (
défense ), doit contenir obligatoirement, par sa puissance
d'application, une attaque ( offensive), et par conséquent
parvenir à briser un membre.. Si la situation l'exigeait...
Le
panel offensif est constitué de plus d'une centaine d'attaques différentes en karaté-do.L'art
consiste donc, à utiliser d'une manière rationnelle toutes les armes naturelles du corps.
Elles
se subdivisent en deux classes distinctes : -Les attaques des membres supérieurs (Zuki Waza
et Uchi Waza) Pour attaquer les parties moyennes
(chudan) et hautes (jodan) du corps humain
-Les attaques des membres inférieurs (Géri Waza). Pour
attaquer les parties moyennes (chudan) et basses (
gedan) du corps.
Nota: Les attaques
de jambes, au niveau du visage ( jodan ), ont
été popularisées au cinéma, par Bruce Lee et J.C Vandamme,
et autres, pour le pur spectacle. Mais dans la réalité
du combat dramatique, pur et dur, les maîtres d'autrefois
destinaient les attaques de poings, au buste, à la tête,
voire les zones plus basses... Et les attaques de
jambes, ciblaient essentiellement, le niveau bas (gedan),
et moyen ( chudan ), tibias, genou, cuisse,
abdomen, côtes flottantes. Ils considéraient, que
plus une jambe s'élève vers la hauteur, plus elle perd
en puissance, sans négliger le risque de se faire déséquilibrer,
ou de perdre soi-même l'équilibre, car surface d'appui
très faible, reposant entièrement sur un seul pied,
ou pointe du pied! Les techniques d'attaques doivent être travaillées sans appels, afin de réussir à surprendre l'adversaire. Il faut aussi être très relâché entre les techniques et mettre toute sa puissance lors du verrouillage final de la technique. La puissance, la rapidité et l'efficacité de la technique vont dépendre de cela. Si vous frappez en étant crispé, vous allez dilapider votre réserve énergétique pour rien. Il faut imaginer que l'on possède un potentiel d'énergie à chaque technique pour frapper, il ne faut rien dépenser lors du transport de l'attaque mais tout donner en phase finale. Le but ultime en karaté-do est de mettre hors d'état de nuire un adversaire d'un seul coup. Pour cela il faut être au maximum de son efficacité et mettre toutes les forces de
son côté. La force de rotation va servir à amplifier la frappe ou à percer l'adversaire.Elle
va servir à diffuser l'onde de choc dans le corps de l'adversaire. La force du
hikité ( retrait ) est toujours nécessaire à la bonne exécution de la technique. Il
ne faudra pas l'oublier dans les techniques de pieds,
en tirant sur les poings ou le poing , inactifs. Si
ces explications paraissent confuses, elles deviendront
beaucoup plus claires, dans la pratique et avec l'appui
du professeur, lorsque vous les travaillerez. Travailler avec la
zone ventrale et des hanches, est primordial dans l'exercice
des techniques d'attaques. Négliger cet apport de force supplémentaire diminuera considérablement l'efficacité
d'ensemble. Cette force mise en jeu, s'appelle aussi la "force de vibration ou de compression". De
manière ludique, imaginez vous amuser dans l'eau de
votre bain, en joignant vos deux mains plongées dans
l'élement liquide, paume contre paume, une pression
est appliquée et l'eau est expulsée. Et bien, il faut procéder
de la même façon avec votre Hara (ventre).
Pour échapper
aux tentatives adverses, d'attaques, le plus logique
étant de ne pas se trouver dans l'axe, à l'impact. Il
est nécessaire, de maîtriser la science ou l'art du
déplacement et de l'esquive.
Ayumi ashi: (marcher, avancer)
: Mettre un pied devant l'autre .
Hiki ashi (reculer)
: Mettre un pied derrière l'autre . On remarquera ici la concordance de Hiki ashi et Hikité englobant,
tous deux, la notion de retrait ou de recul.
Tsugi ashi
(L'un après l'autre) : C'est le pied arrière qui chasse le pied avant. Cela correspond au pas chassé,
vers l'avant. Hiki Tsugi ashi (L'un après l'autre)
: C'est le pied arrière qui tire le pied avant. Cela correspond au pas chassé,
vers l'arrière.
Yori ashi (Sursaut avant)
: C'est le pied avant qui entraîne le pied arrière. Hiki
Yori ashi (Sursaut arrièret) : C'est le pied arrière qui entraîne le pied aavant,
cela correspond au pas chassé vers l'arrière.
Okuri
ashi (Double pas vers l'avant ) : D'une position
de garde, le pied arrière passe et croise le pied de
devant qui avance à son tour d'un pas, pour se
fixer dans une position de garde. Hiki okurikuri
ashi (Double pas vers l'arrière) : D'une position
de garde, le pied avant passe et croise le pied arrière,qui
recule à son tour d'un pas, pour se fixer dans
une position de garde.
Mawaté ( 1/2 tour
pivot sur soi-même) : Pivoter sur place de 180°, la
jambe arrière, devenant la jambe avant dans la direction
opposée, et la jambe avant devenant la jambe arrière
dans la même direction opposée.
Mawarî ashi
( pivoter sur le pied avant) : Déplacement circulaire.
Ushiro
Ashi Mawarî ashi ( pivoter sur le pied arrière )
: Déplacement circulaire
Pour les esquives, les
déplacements s'effectuent sur les mêmes principes, dans
les directions latérales. Démontrer la richesse de
ses connaissances, en variant les gardes.Tout est envisageable,
le but étant de se soustraire de l'axe d''attaque, pour
éviter la percussion de l'impact. Lors d'une esquive, il ne faut pas trop s'éloigner de l'adversaire, car la contre attaque serait alors trop difficile. Il faut aussi esquiver au dernier moment pour que l'attaquant ne change pas sa trajectoire lors de sa frappe.
Il faut qu'il pense que son attaque va aboutir, et ce,
jusqu'au dernier moment. Quand
l' esquive est correctement bien faite, l'attaquant est déséquilibré. Pour l'anecdote,
j'ai vu au cours d'entraînements intensifs,
des pratiquants se luxer un coude,eux-mêmes, uniquement parce que l'esquive adverse
par une rotation des hanches effectuée au moment opportun,
ni tropp tôt ni trop tard, dans un parfait "timing",
et se dérobant à l'attaquant, en créant un vide
devant lui, c'est à dire que toute la force engagée
dans l'attaque a été néfaste, car le cerveau n'a pas eu le temps de contracter les ligaments pour protéger le
bras qui véhiculait une force qu'il espérait tranférer
au contact de la cible. Le
même phénomène peut s'interpréter plus aisément si on
transborde l'idée dans le cas d'un fotballeur qui veut
frapper de toute ses forces pour marquer un but dans
une cage de goal, placée à une quinzaine de mètres,
par exemple, et que au tout dernier moment, le ballon
lui soit oter prestement...Imaginez le préjudice au
niveau de l'articulation du genou ! Le corps est
doté d'extérocepteurs (les 5 sens), qui lui donnent donc des informations sur les éléments extérieurs,
et réagissant en adaptant des schémas moteurs correspondant. Et en
cours d'exécution d'un schéma moteur (geste), il suffit
que le cerveau perçoive un changement anormal dans le
processus, pour qu'il y aie rétro-réaction, et l'adversaire donc,
en conséquence, change ou adapte le geste. Pour cette
raison, si l'esquive est prématurée, l'attaquant aura le temps de modifier sa trajectoire, mais si vous mystifiez
son cerveau, vous allez le désorganiser complètement,
le perturber dans ses intentions. Tous les déplacements doivent se faire en conservant les hanches à la même hauteur,
parallèle au sol. Il ne faut ni monter, ni descendre lors d'un déplacement,
ne pas faire "la vague" . Il faut bouger avec les hanches en premier lieu. |